Consulat du Burkina Faso de Nice

ADAMA

mardi 21 août 2012

ADAMA
Adresse : 2 rue du Congrès 06 000 Nice
Président : Dr Stéphane Gentil
Courriel : contact@adama.fr
Site : http://www.adama.fr
Dossier de présentation et demande de subvention
 

QUI SOMMES-NOUS ?

 

L'association a été créée à la suite d'une mission sur place en juillet - août 2006

ADAMA, c'est le prénom d'une petite fille de quelques semaines défigurée par un bec de lièvre que sa maman avait amenée au dispensaire lors de la dernière mission après avoir parcouru plus de 100 km en brousse et qui n'a pas pu être opérée, faute de respirateur pédiatrique. Elles avaient dû rentrer au village dans la plus grande détresse. Son souvenir s'est imposé à nous.

L'association a pour but l'organisation de missions chirurgicales et médicales, la construction de puits, de structures d'accueil pour les enfants et de structures d'aide aux famille démunies (micro-crédit ou financement d'équipement de travail).

En fait, il s'agit de "rendre le sourire aux enfants d'Afrique" au sens propre et au sens figuré : au sens propre, car lors de sa première mission sur place, ont été opérés essentiellement des enfants atteints de fentes labiales (becs de lièvre) pour leur redonner un véritable sourire et au sens figuré car en élargissant l'action de l'association à tout le quotidien de ces enfants, c'est leur permettre de sourire à la vie.
 

LES ACTIONS

 

L'association s'est fixée un double champ d'intervention : médical et alimentaire.

1- Les interventions médicales et chirurgicales

- L'association, qui compte plusieurs médecins et chirurgiens parmi ses membres, organise des missions médicales sur place essentiellement à l'hôpital de Ouahigouya qui met à disposition son bloc et notamment avec le concours du pédiatre de l'hôpital qui après avoir diffusé l'information dans la province, présélectionne un certain nombre de cas que les médecins consultent dès leur arrivée sur place.
L'été 2008, le Dr Gentil a opéré plus d'une vingtaine d'enfants défigurés par une fente labiale. Les techniques utilisées sont adaptées aux conditions locales.
Elles permettent un faible coût opératoire, une réinsertion rapide dans la famille et dans le village tout en imposant une moindre rançon opératoire pour les enfants. Il faut savoir que l'enfant qui naît avec une malformation jette la honte sur la famille entière car - en raison de croyances ancestrales - cette anomalie est considérée comme la marque d'une faute. C'est alors pour l'enfant une double peine : à la disgrâce physique, vient s'ajouter la mise à l'écart de la communauté. Ces enfants ne sont ni scolarisés évidemment ni même socialisés. C'est pourquoi la réparation de ces disgrâces est vécue par la famille comme une délivrance.

- Par ailleurs, à l'occasion des missions médicales et chirurgicales, sont acheminés médicaments et matériel chiururgical. En effet, la population dispose de consultations à l'hôpital local mais elle est extrêmement démunie. En pratique, il lui est impossible de faire face au coût des médicaments prescrits et donc accéder aux soins. A terme, dès que les financements d'Adama le permettront, l'association envisage la création d'un " dispensaire trottoir " en brousse pour assurer la fourniture gratuite des médicaments.

2- L'aide à la population

La plupart des maladies et malformations constatées sur place sont favorisées par le manque d'eau qui entraîne dénutrition et absence d'hygiène. On voit souvent les enfants remplir des "bidons" (en réalité de vieilles bouteilles en plastique), avec l'eau stagnante des marigots autour des villages. C'est de cette eau qu'ils se servent pour boire et préparer les repas. Cela provoque fréquemment des dysenteries auxquels les plus faibles ne résistent pas, notamment les enfants.
Adama prévoit donc d'agir à ce niveau en lançant le forage de puits dont la conception, très simple, est adaptée à une utilisation locale et ne nécessite aucune technicité particulière pour leur entretien. L'action de l'association est prévue village par village.

Parallèlement à la construction des puits, Adama a prévu de fournir aux villageois des semences, un petit cheptel ovin et une basse-cour afin d'améliorer d'une part la qualité de leur alimentation et d'autre part de créer un revenu par la vente de lait et d'oeufs. Par ailleurs, sachant que leur avenir passe par l'éducation, nous avons prévu de prendre en charge les frais de scolarité et l'achat du matériel scolaire pour les enfants de ces villages en âge d'aller à l'école. Dans ces villages en effet, très rares sont ceux qui y vont mais tous en rêvent. Le montant annuel de ces frais de scolarité s'échelonne entre 10 et 35 euros pour l'année entière mais représente en fait plus d'un mois de salaire moyen d'un Burkinabè.
 

LES PROJETS

 

2009 : Adama a le projet d'étoffer la mission chirurgicale avec un chirurgien orthopédiste, un chirurgien pédiatrique et un ophtalmologue. Du matériel lourd sera envoyé au Burkina pour équiper le nouveau bloc opératoire à la construction duquel Adama a contribué. Actuellement l'association recherche le financement pour organiser le conteneur.
Autre projet : lancer la création d'un dispensaire trottoir sur le modèle de celui qui existe déjà à Bobo Dioulasso ou d'un dispensaire nomade, pour parcourir les villages de brousse..
Poursuite également des missions alimentaires habituelles avec le lancement d'une opération " Donne-moi un mouton " qui se met petit à petit en place et qui va consister à offrir un mouton à chaque villageois des villages dont l'association a la charge.
 

LES NOUVELLES

Organisation le 13 novembre 2009 d'une soirée de gala sur Nice, afin de recueillir les fonds nécessaires à la création du dispensaire

 

L'ALBUM

 

- Nice-Matin 23 mars 2009.  Saint-Raphaël, "une vente aux enchères pour aider les enfants du Burkina Faso "