Consulat du Burkina Faso de Nice

Le Jardin botanique Bantia

vendredi 13 janvier 2017

7 km de Fada sur la route de Pama (route du Bénin)
Au panneau ; prendre une piste à gauche, l'entrée du Jardin est à 400 m
Responsable M. Diabri Miyieba
Tel. (00 226) 72 40 89 78 - 79 01 05 85

 

 

 

 

 

 

JARDIN BOTANIQUE BANTIA

 

 

Le Jardin Botanique Bantia se situe dans le hameau de culture d'Onakpaliangou, commune de Fada n'Gourma. C'est un jardin privé créé le 20 novembre 2001 grâce à la ténacité de son promoteur Thiombiano Hampouguini.

Thiombiano Hampouguini , après avoir reçu quelques formations au niveau local et National , a suivi une formation  de deux ans sur la protection de la nature (Flore et Faune) au Centre Songhaï de Porto-Novo au Bénin.
Pour la promotion de ce centre, il a reçu l'appui des services techniques ( INERA , les directions provinciales de l'environnement ,l'agriculture , des ressources animales ) , des projets et programmes ( les coopérations Suisse et Allemande à travers le Programme ADEL , ÎLES de PAIX ,ARFA ,TIN TUA ,le Centre Apicole Selintaaba ), les Universités du Burkina Fao, la mairie de Fada N'Gourma et aussi un grand soutient du Haut Commissaire de la province du Gourma Khalil Bara.



Le but premier de ce jardin botanique,  est de préserver la flore et la faune locales en voie de disparition ; en priorité les espèces locales puis on y a rajouté des espèces régionales et nationales. Cette sauvegarde des espèces menacées lui vaut un appui des services techniques de la mairie de Fada n'Gourma, ainsi que la Coopération Allemande et la Coopération Suisse qui financent la réintroduction de certaines espèces.

Il manque encore de nombreuses espèces, mais outre l'aspect financier, les plantes et les arbres nécessitent beaucoup de temps avant qu'ils puissent trouver leur sol.

 

Ouvert au public, ce jardin poursuit un but pédagogique et attire les écoles et les universités qui viennent apprendre le nom scientifique des plantes, des arbres, des oiseaux et autres animaux mais également à les préserver.

Dessiné comme un jardin classique avec des allées larges et des clairières ; ce jardin se veut également un lieu de promenade dans la nature. Un campement y a été installé pour qui veut prolonger la visite et chercher le calme avec 8 cases bâties de manière traditionnelle.

 

Outre la flore, le jardin botanique possède des animaux, soit à l'état sauvage : oiseaux (pintades sauvages, perdrix, tourterelles, charognards...), des olacodes (agoutis), des serpents (varan, gueules tapées, vipères...) mais également des animaux plus gros maintenus en captivité (un boa de 5,50 mètres, caïman, tortue...)

Deux points d'eau, un bassin et une rivière permettent l'introduction de poissons (silure, sardine, carpe, de la Tapoa, docteur (avec une épine dans le dos) etc..).

 

 

Le jardin est installé sur d'anciennes habitations dont on a conservé des objets traditionnels. Ainsi des résidus et scories de fer d'une ancienne mine et de hauts fourneaux, ou bien des objets usuels pour l'agriculture et la chasse.
 

 


Le responsable du Jardin Diabri Miyieba et son bureau

 


A droite l'Andropogon, plante sauvage qui sert à fabriquer le chaume des toits des cases et qui devient rare.

 


Les allées débouchent sur de petites clairières, à droite des instruments traditionnels de chasse et de culture

 


Scories de fer et restes de hauts fourneaux, vieux objets de l'agriculture et la chasse (y compris des pièges pour gros animaux). Les objets sont conservés dans une case où vit une grosse tortue.

 

Les arbres sont étiquettés avec le nom latin et la traduction en langue gulmancema
Des espèces d'arbres étrangères se sont très bien acclimatées, comme des arbres du sahel, aux côtés d'arbres en provenance de Cotonou au bord de mer. Certains arbres sont peu connus comme ce O Tinilo dont la sève ressemble à du sang humain.

Toutes les plantes ou arbres peuvent s'épanouir, il faut au préalable faire une étude du sol auquel il est habitué pour pouvoir l'acclimater.

 


Au pied des karités poussent des plants d'ignames sauvages
La rivière permet l'introduction de races de poissons locaux
 


Les nids de tisserands au bord de l'eau - Un caïman en captivité

 

Le jardin botanique est également une pépinière où tout le monde peut venir s'approvisionner. Ci-dessus des plantes de manguiers

 


Campement fermé de 8 cases bâties de manière traditionnelle, avec porte d'entrée en ceco, et pompe traditionnelle.

 

(Photos. A. Chalamon)