Consulat du Burkina Faso de Nice

Les masques sacrés et funéraires

vendredi 31 août 2012

Les masques les plus sacrés sont ceux qui ont été conçus (ou "trouvés") parmi les premiers. Ils intercèdent directement entre le dieu et l'homme.

Les masques funéraires - masques sacrés par excellence - honorent les morts en participant à leurs funérailles ; néanmoins, seuls les morts des sociétés de masques ont droit aux honneurs des masques pour les funérailles. Le masque veille le mort aux premiers moments du décès et assiste voire supervice toute l'inhumation.

 

" Chez les Nuna comme chez les Bwaba et les Mossé, lorsque les anciens de la société des masques sont informés du décès d'un homme, ils se consultent pour juger de la nécessité de sortir les masques. Une fois la décision prise, il faut selon le rang du mort dans la société et ses rapports avec le masque, choisir celui qui convient aux cérémonies. Le masque pénètre tout d'abord à reculons dans la demeure du défunt. Il y reste et supervise tous les actes de levée du corps. Puis le masque se déplace sur les lieux où l'on creuse la tombe. S'il juge tel endroit non convenable, il peut l'indiquer du doigt ou avec l'objet qu'il tient. Ses indications ne sont pas discutées car c'est le sacré qui s'exprime avec le masque. Pour finir, il assiste à l'enterrement après quoi sa journée est terminée ; il retourne dans la maison où il a été habillé. Chez les Moosé, c'est ce qu'on appelle les Kims-roogs ou la case des esprits des ancêtres." (Musée National de Ouagadougou)

 

 


" Gourwaongo ", ce masque en bois et fibre de végétaux couvre tout le corps. Il fait partie des masques funéraires. Lorsqu'un enfant tombe malade, on lui attache une fibre prise sur le masque, autour du poignet. S'il guérit, l'enfant peut être admis dans la caste des masques.


Ces trois masques sont appelés "Gourwaongo". Ce sont des masques funéraires même si leur fonction peut s'étendre à d'autres problèmes. Ci-dessus c'est le masque "Gourwaongo Miougou" rouge, de l'Ethnie Moaga (Provenance : Boulsa, province du Namentinga). C'est le chef des masques, utilisé pour les cérémonies funéraires, son rôle est également pour détecter les forces mauvaises


Masque funéraire Gourmantché. Ce masque n'est pas statique contrairement à certains mais il se déplace et va dans la foule.

Masque épervier "Wonsilga ou zooga" - Ethnie Moaga - Origine : Province du Gnagnan. C'est un masque sacré; suivant le mythe des masques, ce serait le premier masque chez les Moosé
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Masque " de la jeune fille" ou "Niandalé". Ce masque de corps de l'ethnie Bobo est un des rares masques porté des femmes, en l'occurence des jeunes filles de 15 ans. C'est un masque de réjouissance qui sert également aux cérémonies funéraires.


Masque coba. Ce masque est utilisé pour les cérémonies funéraires mais également pour les rites communautaires (sacrifices, rituels..) Ethnie Moaga : origine Ipendo.


Masque coba. Ethnie Gurunsi. Origine : Léo, province de la Sissili. Symbole de force et de puissance. C'est un masque de corps, masque sacré qui participe aux rites funéraires.


Masque Korobla : ethnie Senoufo, profince de la Comoé -Appelé aussi le "masque cracheur de feu", il sort de nuit pour les rites funéraires ou pour des problèmes graves survenus au village.

 

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