Consulat du Burkina Faso de Nice

Serpents du Burkina Faso

jeudi 04 avril 2013

Les serpents sont nombreux au Burkina Faso, bien que leur nombre soit en baisse avec l'augmentation de la population.

 

Les plus redoutables appartiennent à deux familles : les vipéridés et les élapidés qui sont responsables de quasiment la totalité des envenimations mortelles.

D'autres espèces sont venimeuses mais rarement responsables de décès consécutifs à la morsure : les atracspididés, les boïdés et les colubridés.

D'autres espèces enfin sont totalement inoffensives et ne mordent pas : les ptotyphlopidés et les typhlopidés.

Leur vision est très développée  par contre ils ont une très mauvaise audition et perçoivent les bruits par les vibrations du sol. C'est par la langue qu'ils perçoivent les odeurs.
Ces reptiles n'attaquent pas l'homme de manière systématique mais lorsqu'ils se sentent attaqués. La plupart des espèces de serpents est totalement inoffensive. Ces serpents sont utiles à l'équilibre écologique en limitant - notamment -  la multiplication des rongeurs.

 

Le Burkina compte plus de 5700 serpents différents, regroupés en plusieurs familles
(cliquer sur chaque famille pour ouvrir une page sur cette espèce).

 

 

  1. Famille des Elapidés ; ce sont des serpents aux crochets venimeux ; 771 serpents appartiennent à cette famille : on y trouve les najas, les mambas, les cobras
  2. Famille des Vipéridés : Ces serpents sont tous dangereux. Ils possèdent des crochets très longs. On y trouve les vipères qui sont à l'origine de la majorité des morsures
  3. Famille des Atractaspididés :
  4. Famille des Colubridés : des serpents dangereux pour certains, inoffensifs pour d'autres (page à compléter)
  5. Famille des Boidés : dans laquelle on trouve les boas et les pythons
  6. Famille des Typhlopidés
  7. Famille des Leptotyphlopidés

 

 

MORSURES

 

Contrairement à un idée répandue, les morsures de serpents sont rares et entrainent peu de décès. Beaucoup de morsures sont sans gravité car issues d'espèces non venimeuses ou bien la morsure n'a pas l'occasion d'inoculer de venin.

En moyenne ; 2 à 6% des morsures de serpents occasionnent un décès.
Sur le continent africain, 1 million de personnes est mordu chaque année pour 20 000 décès.

 

Que faire en cas de morsure ?

 

  1. Se calmer : les décès en cas de morsures sont rares
  2. Chercher à identifier le serpent : couleur, longueur, traces de la morsure...
  3. Si la morsure est faite par un bitis, un echis ou un naja : il faut faire un bandage compressif léger (pas un garot) et immobiliser le membre par le biais d'une attelle de fortune. Laisser la plaie apparente et la désinfecter soigneusement
  4. Diagnostiquer l'envenimation : rapidité du développement et importance de l'oedème - intensité de la douleur - syndrome  hémorragique éventuel - état de choc ...
  5. Evacuer le blessé en véhicule. Tenter de réduire la dose de venin (par exemple à l'aide d'un aspi-venin ou d'une pierre noire)
  6. Soins : Si le blessé présente un début de paralysie respiratoire : ne pas hésiter à lui faire du bouche à bouche. Si l'oedème sur la plaie est trop important ; il faut desserrer le bandage compressif au niveau de la plaie

 

NB : suivant les serpents, il peut y avoir un délai de plusieurs jours entre la morsure et le décès éventuel du patient ; il est donc impératif d'évacuer la personne  à l'hôpital, même tardivement.

 

Les sérums

 

Plusieurs sérums ont été supprimés du marché, actuellement on trouve le sérum Favafrique, produit par Pasteur Vaccins, malheureusement il coûte cher (100 euros l'ampoule de 10 ml) ; plusieurs ampoules étant nécessaires pour un traitement consécutif à une morsure de serpent, le traitement complet avoisine les 600 euros.

Par ailleurs, ces ampoules doivent être conservées à une température très basse (entre 0 et 5 degrés) et ne se conservent que trois ans. Il est donc quasiment impossible de se soigner en brousse avec l'aide de ce vaccin qui est - de plus - introuvable en Europe.

 

ACTUALITES

 

- Un nouveau traitement contre les morsures de serpent en Afrique

- Prise en charge hospitalière des morsures de serpents en Afrique

 

 

SOURCE

 

  1. " Serpents de Haute-Volta " Benigno Roman, CNRST, Ouagadougou, 1980
  2. " Guide des serpents d'Afrique de l'Ouest occidentale " Trape, Mané, IRD, 2006
  3. " Venins de serpents et envenimations ", Jean-Philippe Chippaux, IRD. 2002
  4. " Morsures de serpents à Ouagadougou, aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs à propos de 70 cas " Médecine d'Afrique noire, 1996, 43

 

Avec tous nos remerciements au CNRST d'avoir permis la prise de photos dans leur laboratoire.