Consulat du Burkina Faso de Nice

Centre National de Transfusion Sanguine

mercredi 03 septembre 2014

Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS)
Avenue Kumda Yôonre
01 BP 5372 Ouagadougou 01
Tel. 50 30 42 15 - 50 30 42 17
Numéro vert à partir des numéros Celetel : 78 47 77 77
Courriel : transfusion@zcp.bf

 

 

Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a été créé en septembre 2000. Sa mission est d'assurer l'approvisionnement en produits sanguins de l'ensemble du pays, tout en garantissant la sécurité transfusionnelle.

 

Le CNTS comprend une direction générale et des directions administratives et techniques.
Les Centre Régionaux de Transfusion Sanguine sont les unités opérationnelles du CNTS.  Ils sont au nombre de 4, implantés dans les chefs-lieux de région : Ouagadougou et Bobo Dioulasso (opérationnels depuis septembre 2005) et Koudougou et Fada N'Gourma (depuis mars 2008). A terme de sont tous les chefs lieux de région qui vont être dotés d'un Centre Régional de Transfusion. Dans l'attente de ces centres, ce sont les laboratoires des hôpitaux qui se chargent de la récolte et traitement du sang.

 

Ces Centres Régionaux sont chargés de la collecte du sang, la qualification, la préparation des produits sanguins, la conservation, la distribution aux formations sanitaires (publiques ou privées) habilitées à pratiquer la transfusion sanguine.

 

Le Centre de Ouagadougou se situe à côté de l'hôpital Yalgado ; il se présente sous la forme d'un bâtiment de deux étages. Le rez-de-chaussée accueille le Centre Régional de Ouagadougou qui emploi 70 personnes, l'étage est réservé au Centre National (administration, consultations etc...) soit 80 personnes.
Ce Centre a été bâti par le Luxembourg (bâti, technique, formation) ; il dépend maintenant du Ministère de la Santé. L'état rémunère le personnel et assure le financement de la consommation courante.

 

 

VISITE DU CENTRE REGIONAL DE OUAGADOUGOU

 

 


Devant le bâtiment ; Mr  Doulkoum et Mr Derme, responsable de la Promotion du don du sang
à droite, le hall d'accueil avec la salle d'attente, la secrétaire enregistre le donneur
sur son ordinateur : s'il s'agit d'un donneur habitué la procédure est simplifiée

 


Chaque donneur bénévole remplit un formulaire de renseignements personnels
il est accueilli dans la salle "entretien pré-don " où un médecin va s'entretenir
avec la personne ; prise de la tension, du poids, questions de santé personnelle,
calcul du taux d'hémoglobine au doigt, avant de prendre la décision d'accepter le donneur.

 

 

 

 


Le donneur est alors introduit dans la salle de prélèvements
un infirmier s'occupe de l'installer pour prélever le sang dans une poche.



La salle de prélèvements contient également des affiches afin de sensibiliser
le donneur pour qu'il revienne donner son sang
et mettre en valeur Mr Sawadogo, venu 142 fois donner son sang
 

 


Le local de restauration, attenant à la salle de prélèvement
permet au donneur de se restaurer.
On voit ici les deux cuisinières.

 

Pour le donneur, tout est terminé. Il pourra revenir dans trois semaines afin de récupérer les résultats de l'analyse de son sang. Mais la pochette de sang n'a pas fini son travail.

 

 

 


Le sang prélevé arrive dans un premier laboratoire qui va rechercher le groupe sanguin (à gauche)
Le deuxième laboratoire va rechercher les traces de VIH, Hépatites B, C, Syphilis ...
15 à 20% des poches sont rejetées ; surtout pour des problèmes d'hépatites

 

 

 

 


La pochette continue son chemin vers le service de conditionnement :
préparation, conditionnement, le sang est centrifugé afin de retirer le plasma pour le mettre de côté,
puis fractionné en poches adultes ou poches pédiatriques.
En effet il n'est plus distribué de sang total mais du sang concentré ou globulaire
 

 


Etiquettage en fonction des besoins, conservation au réfrigérateur entre 2° et 8°
avant la mise en glacière pour être acheminé vers les Centres Hospitaliers demandeurs.

 

Le délai entre la prise de sang et la mise en glacière n'a pas excédé 24h00

 


Mr Derme, chargé de Communication et promotion
Mr Samba Diallo, hématologue, spécialisé dans la Drépanocytose

 

QUI SONT LES DONNEURS ?

 

Trouver des donneurs en quantité suffisante est un très grave problème. Les dons spontanés au Centre Régional sont insuffisants (20 à 30 donneurs par jour en moyenne) ; l'essentiel du sang collecté provient de sorties, soit à Ouagadougou soit dans les environs jusqu'à 100 km.
La collecte de sang est préparée en amont par des associations locales de donneurs de sang qui font un énorme de travail sur le terrain. Le Centre régional demande une salle et part en camion ou pick up faire la collecte.
L'équipe se compose d'infirmier (parfois de médecins), d'éducateurs sociaux (afin de sensibiliser, expliquer, aider à remplir les papier) et de restauratrices.


La collecte sur Ouagadougou se fait souvent dans des établissements scolaires ; les jeunes sont en effet très sensibilisés au don du sang. C'est également l'occasion d'une sensibilisation par le biais de cours de Sciences et vie de la Terre. 70% des donneurs sont élèves ou étudiants.

 

Il existe également des associations de la société civile avec lesquelles une convention a été signée : L'Association de Bien Etre Familial, L'Association des Elèves Etudiants Musulmans etc.... Des sociétés également ont signé des conventions dont une société de téléphonie. Ces sociétés appuient l'organisation des collectes, facilitent le financement, organisent des collectes de sang  etc...

Les femmes sont monoritaires parmi les donneurs ; guère plus de 30%. Les paysans viennent rarement, faute d'information et d'instruction : comment savoir en effet qu'on peut prendre du sang dans son corps et que celui-ci peut sauver quelqu'un ?

 

Malgré tout ce travail ; les collectes de sang sont notoirement insuffisantes, surtout en saison des pluies où le paludisme accentue les demandes des centres hospitaliers. La dotation financière de l'état arrive souvent en retard, obligeant à annuler certaines collectes fautes de consommables (seringues, perfusions ...).
Les campagnes de promotion sont régulières ; autant pour sensibiliser les gens qu'informer (notamment sur la gratuité du sang), mais les moyens sont insuffisants. Les médias burkinabè n'ont pas de volet social dans leur programme et il faut payer chaque spot radio ou télévisé.

 

Il serait souhaitable que chaque ONG ou association occidentale puisse sensibiliser les villages dont elle s'occupe, à ce problème grave ; chaque jour plusieurs personnes décèdent faute de poches de sang en nombre suffisant.
On peut être donneur entre 18 et 60 ans, à condition d'être en bonne santé et peser au moins 50 kg. Une carte provisoire est délivrée lors d'un premier don, puis une carte définitive après le deuxième don du sang.

 

 

DOCUMENTS

 

- Affiche "le sang est gratuit "

- Affiche " Une poche de sang a sauvé ma vie "

- Présentation du Centre de Transfusion : donner son sang

 

ACTUALITES

 

- "Un besoin d'au moins 80 poches par jour" (2 septembre 2014)

 

(Photos A.chalamon)