Consulat du Burkina Faso de Nice

Les Bovins

dimanche 11 novembre 2018

 

 

 

 

LES BOVINS

 

Le cheptel  bovin au Burkina Faso est le deuxième plus important d'Afrique de l'Ouest, derrière le Mali.

En 2000 on dénombrait presque 5 millions de têtes de bétail pour plus de 9 millions en 2014 ; avec un accroisement annuel de 2%.
La valeur du cheptel était estimée à 35 milliards de francs en 1966 ; elle est de 1142,3 milliards en 2009.
Une partie du cheptel part à l'exportation ; en 2005 on comptait 212 660 têtes de bétail à l'exportation, chiffre qui a grimpé jusqu'à 408 332 en 2008, pour marquer un fléchissement avec 344 000 têtes exportées en 2014. L'exportation du bétail sur pied concerne les pays limitrophes mais le principal importateur de viande en provenance du Burkina Faso a longtemps été le Ghana, détrôné maintenant par le Nigeria. Le bétail va jusqu'au Cameroun et au Tchad.

 

Une grande partie des bovins sert à la production de la viande avec un abattage sous la tutelle de la SOGEAO (société de gestion des abattages) qui contrôle les 3 abattoirs frigorifiques et les 45 abattoirs séchoirs et les aires d'abattage qu'on trouve dans tous les chefs lieux de département. En 2005, on constatait 200 000 têtes de bétail abattues, pour 267 000 en 2014.

Les abattoirs ou aires d'abattage sont passées de 287 en 2005 dans tout le pays à 395 en 2014.

 

(Voir les statistiques de l'élevage du Ministère des Ressources Animales en 2014)

 

4 régions regroupent la majorité des troupeaux : le Sahel, les Hauts Bassins, la Boucle du Mouhoun et le Centre Ouest.

On dénombre 1400 marchés de bétails dans tout le pays avec de grands marchés nationaux (Ouagadougou, Djibo,...), dans les régions intérieures des regroupements localisés et spécifiques (Fada N'Gourma, Youba ...) et des marchés informels.

 

60% de la production de la viande provient de l'élevage à transhumance des Peuls. Mais les bovins sont également exploités pour le lait, la traction et le cuir (surtout chez les Touaregs).

 

L'économie laitière est encore peu structurée. 72% du lait provient de l'élevage en transhumance  (avec une estimation de 1 052 639 litres pour l'année 2007 sur 101 unités suivies).

En 2005, on comptait  60 mini laiteries artisanales (jusqu'à 100 litres par jour) et quelques laiteries de 500 à 3000 litres par jour. L'importation des produits laitiers est très importante (2007 : 10 301 tonnes de produits importés). En 2014, 175 unités de transformation du lait étaient recensées dans tout le pays.
la production laitière est passée de 123 900 litres en 2005 à 3 592 000 litres en 2014

 

Les maladies principales du bovins concernent les parasites (notamment avec la mouche tsé-tsé, même si des races peu fragilisées par ce parasite sont développées en brousse), la dermatose nodulaire et la fièvre aphteuse rencontrée essentiellement dans le Sud-Ouest et les Hauts-Bassins.

 

On dénote trois types d'élevage :

 

- l'élevage extensif de subsistance (exemple : la transhumance de l'élevage bovin géré par les Peuls)

 

- l'élevage d'épargne ; un élevage extensif sédentaire confié à des bergers en brousse. Il s'agit d'une embouche familiale et commerciale qui vient en plus d'autres activités (agriculture, artisanat...). Cet élevage ne nécessite pas d'insfrastructures lourdes.

 

- l'élevage de rente. Elevage sédentaire intensif (ou semi-intensif) qui nécessite de gros investissements en insfrastructures ; les animaux sont maintenus dans les bâtiments. Ce type d'élevage se trouve dans les zones péri-urbaine.

 

On dénombre deux races principales de bovins : les zébus (bovins à bosse) et les taurins (bovins sans bosse)